Le système de santé et de services sociaux du Québec est reconnu pour la large gamme de service qu’il offre et pour son organisation qui comporte trois grandes caractéristiques :
les services de santé et les services sociaux sont intégrés au sein d’une même administration. Cela offre l’avantage de pouvoir répondre à l’ensemble des besoins des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes qui ont des problèmes d’adaptation ou des incapacités.
le ministère de la santé et des services sociaux, établit les grandes orientations et définit les paramètres budgétaires.
les régies régionales sont responsables de l’organisation et de la coordination des services ainsi que de l’allocation budgétaire aux établissements.
le Centre de santé du Pontiac sont chargés de la distribution des services locaux de base.
le système québécois est sous contrôle public. L’État définit le palier de services, en finance la production et le fonctionnement et fixe les conditions d’accessibilité sur une base équitable.
L’instauration de l’assurance hospitalisation en 1961, a marqué le début du système public de santé, avec l’accès universel à des services hospitaliers gratuits. En 1971, un programme universel d’assurance maladie a permis à toute la population d’avoir aussi accès, sans frais, à des soins et des services médicaux en cabinet privé. S’est ajouté en 1997, un programme universel d’assurance médicaments. Ce nouveau programme mixte de partenariat État-assureurs privés offre une assurance à tous les québécois et toutes les québécoises peu importe leur âge, leur revenu ou leur état de santé.
Au Québec, les établissements de santé et de services sociaux sont administrés sur une base régionale et plusieurs assument plus d’une mission. On compte 126 centres hospitaliers, 337 centres d’hébergement et de soins de longue durée, 147 centres locaux de services communautaires offrant des services de première ligne, 91 centres de réadaptation et 19 centres de protection de l’enfance et de la jeunesse. On retrouve également plus de 1 000 cliniques médicales privées et, en 1999-2000, le Ministère a subventionné 2 700 organismes communautaires. Près de 10 % de la main-d’œuvre active du Québec travaille dans le réseau de services de santé et de services sociaux.
Le Québec occupe une position favorable parmi les principaux pays industrialisés pour l'état de santé de la population, qui reflète à la fois les effets de la qualité des services offerts, les conditions socio-économiques et la qualité de l'environnement.
Le Québec connaît, entre autres, un très faible taux de mortalité infantile (4,6 pour 1 000). Dans l'ensemble des pays considérés, il n'est devancé que par le Japon (3,8) et la Suède (4,0).
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Indicateurs de l'état de santé de la population Québec et pays de l'OCDE – 1996 |
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Espérance de vie à la naissance (années) |
Mortalité infantile (par 1000 naissances vivantes) |
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Femmes |
Hommes |
Nombre |
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Japon |
83,6 |
77,0 |
3,8 |
|
France |
82,0 |
74,1 |
4,9 |
|
Suisse |
81,4 |
75,7 |
4,7 |
|
Espagne |
81,6 |
74,4 |
5,0 |
|
Suède |
81,5 |
76,5 |
4,0 |
|
Québec |
81,5 |
75,2 |
4,6 |
|
Canada |
81,4 |
75,7 |
5,6 |
|
Italie |
81,3 |
74,9 |
5,8 |
|
Pays-Bas |
80,4 |
74,7 |
5,2 |
|
Allemagne |
79,9 |
73,6 |
5,0 |
|
Nouvelle-Zélande |
79,8 |
74,3 |
7,0 |
|
États-Unis |
79,4 |
72,7 |
8,0 |
|
Royaume-Uni |
79,3 |
74,4 |
6,1 |
Sources : OCDE 1998, Statistique de la population active, 1986-1996,
Bureau de la statistique du Québec.