Bryson, le 25 mai 2005.
Le Centre de santé du Pontiac, la Sûreté du Québec et l’EntourElle signent aujourd’hui le Protocole des procédures des services d’urgence pour les victimes d’agressions

sexuelles. C’est dans le but de répondre aux besoins des victimes d’une façon efficace et concertée que ces trois partenaires, de même que des représentants des Centres Jeunesse de l’Outaouais (CJO) et du Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS) se sont donnés une méthode de travail afin de faciliter l’organisation des services à offrir à toutes les victimes d’agression sexuelle. L’équipe d’intervention de l’ensemble des partenaires offrira des services de qualité aux victimes d’agression sexuelle dans une perspective de continuité et de collaboration.
L’agression sexuelle est un problème important sur les plans personnel, familial, social, légal et médical. Les intervenant(e)s interpellé(e)s lors d’un acte d’agression doivent tenir compte de ces enjeux. Selon le Lieutenant Jacques Piché, de la Sûreté du Québec, « Il faut encourager le dévoilement des agressions sexuelles à tous les âges, particulièrement chez les enfants, de manière à en réduire les séquelles. L’agression sexuelle est un crime et la déclaration à la police doit être considérée, quoique la décision revienne entièrement à la victime.»
Gisèle Mousseau, directrice de l’EntourElle, nous rappelle que les besoins des victimes sont de quatre (4) ordres : « Ils ou elles ont besoin de protection, de services médicaux, d’information et d’indemnité ». Selon l’évaluation de la situation, du temps écoulé depuis l’agression et en fonction du désir de la victime, les intervenants appliqueront soit la trousse médicolégale, soit la trousse médicosociale sans prélèvements médicolégaux. Madame Guylaine Marcil, directrice des services Enfance – Famille – Jeunesse du Centre de santé du Pontiac souligne que « les intervenant(e)s du territoire appelés à appliquer la trousse ont tous été formé(e)s par CALAS en accompagnement d’urgence auprès des victimes ».
Ce partenariat se poursuivra, tant dans l’application du Protocole, qu’à la suite d’une intervention en matière d’agression sexuelle. En effet, un comité de suivi se rencontrera afin d’évaluer les intervention et d’apporter les modifications nécessaires. Ce comité sera aussi responsable de s’assurer de mises à jour régulières de la formation offerte aux intervenant(e)s.
Après 20 ans de sensibilisation et de lutte, le sujet des agressions sexuelles demeure tabou et provoque encore des préjugés et un malaise. Guylaine Marcil ajoute qu’« il est important que les victimes connaissent les services d’aide et d’accompagnement spécifiques au Pontiac, c’est pour cette raison que le comité tenait à rendre publique la signature du Protocole ».
Pour informations :
Guylaine Marcil
Directrice des services Enfance – Famille – Jeunesse
Centre de santé du Pontiac
(819) 648-2193